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Commerces et artisanat à Saint-Florentin : un diagnostic avant l’action

Qu’est-ce que le FISAC ?

C’est le Fonds d’Intervention sur les Services, l’Artisanat et le Commerce. C’est un dispositif fondé sur la solidarité financière entre les petites entreprises commerciales et artisanales et la grande distribution (le FISAC est alimenté par les taxes acquittées par la grande distribution) qui permet d’obtenir des aides financières conséquentes (20 % minimum pour les dépenses d’investissement matériel, 50 % maximum pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement immatériel) pour les artisans inscrits au registre des métiers qui emploient moins de 15 salariés, et certains commerçants de détail employant moins de 10 salariés.

Quels sont les objectifs de la Ville ?

Dans le cadre du FISAC, la commune souhaite engager un programme d’actions pour assurer le maintien, la modernisation, la redynamisation et le développement du commerce de proximité de Saint-Florentin, notamment du centre-ville et des principales polarités marchandes (exemple : animations, réfection des vitrines, espaces publics, animateur de centre-ville…).
Les subventions FISAC, cumulées aux aides financières de la Chambre de Commerce et d’Industrie, de la Chambre des Métiers, du Département, de la Région, et de l’État seront le moteur de ce programme.

Comment ça fonctionne ?

Le cabinet AID-Observatoire a mené des investigations, depuis le mois d’avril,  en vue d’établir un diagnostic sur les services, l’artisanat et le commerce sur l’ensemble de la commune.

La démarche du cabinet a consisté à :
- Enquêter en face à face avec les commerçants pour identifier les caractéristiques de fonctionnement de leur activité, leurs projets et leurs attentes pour les années à venir ;
- Enquête par téléphone auprès de 200 ménages du florentinois pour identifier les comportements de fréquentation et opinion de la population locale par rapport aux commerces florentinois.

Le diagnostic ainsi établi permet de définir un état des lieux de la fonction marchande locale, d’analyser les forces et faiblesses du commerce et de l’artisanat florentinois et d’établir les pistes d’action pour le développement économique de la commune à court terme.


Les résultats du diagnostic sur l’offre commerciale et la clientèle

Voici les conclusions du diagnostic.

Les aspects du territoire :

. Démographie : l’évolution démographique entre les deux derniers recensements est à la baisse de près de 12% entre 1999 et 2006. La stratégie consiste donc à ajuster l’offre marchande à la typologie de la clientèle locale.
. Tourisme : le potentiel touristique demande à être plus exploité. C’est un levier de développement pour une différenciation de l’activité commerciale.
. Activité économique et emploi : Saint-Florentin est un pôle d’emplois majeur. Il reste toutefois à capter une clientèle qui ne travaille pas sur le centre-ville et à adapter l’offre à ces personnes.
. Contexte commercial : Saint-Florentin représente un plancher commercial de 8 500 m² de surfaces commerciales pour les établissements supérieurs à 300 m² et une densité de 1 700 m²/1 000 habitants à l’échelle communale, et de 500 m²/1 000 habitants sur la zone d’attraction. Dans ce contexte, les évolutions restent limitées.

L’offre commerciale et artisanale :

. Locaux commerciaux : le taux de locaux vacants est au-dessus de la moyenne  sur des villes comparables mais les activités de service sont surreprésentées. L’attractivité de l’offre commerciale est moyenne mais d’un niveau relativement satisfaisant. Il s’agira donc de maîtriser la vacance des locaux, d’assurer une diversité de l’offre et de moderniser les points de vente.
. L’activité commerciale : le chiffre d’affaires est estimé à 40M€ (3/4 commerces de grande surface et ¼ en commerce de proximité). L’activité non sédentaire (marchés) est importante mais peut être renforcée par une réorganisation spatiale et un aménagement de la Halle aux Grains.
. L’organisation urbaine : la lisibilité des différents pôles commerciaux, la signalétique commerciale, les accès piétons ou la prédominance du stationnement de véhicules sont les différents points à traiter pour apporter des améliorations.
. Fonctionnement du commerce : les chefs d’entreprises sont relativement vieillissants. La transmission d’entreprises sera, dans ce contexte, un enjeu. Le niveau moyen du panier constaté est relativement bas (50% des achats à moins de 25 €), même si l’on note toutefois une bonne évolution ces 5 dernières années. Les points de vente nécessitent une rénovation à coupler avec des aménagements urbains. Une animation globale du territoire fait défaut.
. Activités manquantes : équipements de la personne, de la maison, alimentaire et loisirs.
. La dynamique collective : le renouveau de l’association des commerçants (UCIAF) est un atout indéniable pour la remise sur pied de la structure commerciale de Saint-Florentin.

Analyse de la clientèle :

. L’attraction, l’évasion du pôle florentinois : les dépenses commercialisables des ménages du florentinois sont de 106M€ alors que le chiffre d’affaires est de 40 M€. L’évasion globale représente 63% des dépenses, dépenses qui se concentrent dans l’équipement de la personne et l’équipement de la maison.
. La fréquentation de Saint-Florentin : le niveau de fréquentation est bon (89%) sur le pôle florentinois mais il y a seulement 38% de fréquentation régulière dans le centre-ville. L’enjeu est de capter la clientèle qui fréquente la ville sans effectuer ses achats dans le centre. Les marchés et la Halle bénéficient d’une fréquentation satisfaisante. Le centre-ville est caractérisé par une importante concentration des services qui nuit aux commerçants et artisans locaux. Le centre-ville est de moins en moins fréquenté sans doute par un manque d’offre et par un manque de dynamisme. La clientèle réclame de nos jours des activités culturelles complémentaires, un nouvel embellissement avec des espaces piétons de qualité.

La stratégie à venir :

Fort de ce diagnostic, un programme d’actions sera décliné dans les prochains moins. Cinq thèmes seront développés :
1-  La stratégie commerciale – L’immobilier commercial en centre-ville
2-  L’accompagnement individuel des chefs d’entreprises pour leur gestion de l’offre commerciale et artisanale
3-  Les aménagements et les fonctionnements urbains
4-  L’amélioration de la dynamique collective : programme d’animations, de communication en lien avec le tourisme
5-  La mise en place d’un pilotage de l’opération.

L’étape suivante consistera à mettre au point les plans d’actions chiffrés qui serviront de base à la mise en place d’un partenariat avec les institutionnels de la commune.